La proposition la plus marquante vise à installer le général Assimi Goïta comme président de la République à part entière, pour un mandat de cinq ans à partir de 2025, renouvelable. Une révision de la charte de la transition serait nécessaire à cet effet, à l’image de ce qu’a fait le Niger en mars dernier avec Abdourahamane Tiani.
Autre recommandation forte : la suspension de toute échéance électorale jusqu’à une « pacification » du pays. Les délégués estiment que le contexte sécuritaire impose de prolonger la gestion actuelle de l’État.
Enfin, une réforme radicale du paysage politique est préconisée : la dissolution pure et simple de tous les partis politiques existants, assortie d’un durcissement des conditions de création de nouvelles formations. Une décision qui suscite déjà de vives critiques au sein de la classe politique.
Plusieurs voix dénoncent une volonté délibérée de la junte de mettre fin au multipartisme instauré en 1991. « C’est un diktat », accuse Ismaël Sacko, président en exil du PSDA. De leur côté, les autorités affirment vouloir « assainir » la scène politique, un objectif partagé, dans une certaine mesure, par l’Initiative des partis politiques pour la charte (IPAC), favorable à une régulation du financement des partis.
La balle est désormais dans le camp du général Assimi Goïta, à qui il revient de trancher sur l’avenir institutionnel du Mali.
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